NouLAB cherche à aider à résoudre les problèmes dans la province

The Daily Gleaner (Fredericton) 
Mardi 27 décembre 2016
Page : A5
Section : Principale
Signature : Emma Davie

Amanda Hachey sait que deux points de vue valent mieux qu’un.

Mme Hachey est directrice de NouLAB, un laboratoire d’innovation sociale qui a été créé à l’Université du Nouveau-Brunswick dans le but de susciter la participation d’intervenants représentant tous les points de vue pour aborder les défis les plus pressants de la province.

« Nous réunissons la collectivité, les entreprises et les organismes à but non lucratif autour de la table pendant que nous sommes encore en train d’essayer de résoudre le problème ensemble. Il y a ainsi une prise en charge du problème, et les gens ont une meilleure idée du vrai problème », a dit Mme Haché.

L’an dernier, NouLAB a réuni 35 personnes réparties dans sept équipes pour discuter de problèmes touchant la province.

« Le logement social, la sécurité alimentaire, la revitalisation rurale, l’emploi des nouveaux arrivants, le mieux-être. Les équipes comptaient des représentants du gouvernement, de la collectivité et du secteur privé ainsi que des utilisateurs. Elles ont entrepris un processus de définition du problème selon tous ces points de vue, car les gens envisagent souvent le même problème sous différents angles », a dit Mme Hachey.

Cette année, NouLAB a formé deux équipes composées de représentants du gouvernement, du secteur à but non lucratif, du secteur privé et du grand public pour aborder deux problèmes.

« L’une des équipes étudie les impacts négatifs de l’âgisme à l’égard des personnes âgées. Elle mettra au point un prototype de programme éducatif intergénérationnel, a dit Mme Hachey. L’autre équipe se penche sur l’égalité des genres dans le secteur de la technologie. Elle travaillera avec des entreprises spécialisées dans la technologie pour construire un prototype visant à accroître la parité des genres dans ce secteur. Ces équipes ont déjà commencé à formuler leur problème et amorcé le travail méthodologique lié à la conception centrée sur l’utilisateur. Au cours de la nouvelle année, elles construiront leurs prototypes et en feront la mise à l’essai dans la collectivité. »

NouLAB a été créé à l’UNB en 2015 par le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick et le Centre Pond-Deshpande. La mission était de créer le nouveau Nouveau-Brunswick.

La directrice générale du Centre Pond-Deshpande, Karina LeBlanc, a affirmé dans un communiqué de presse que pour ce qui est de faire face aux défis sociaux, la petite taille du Nouveau-Brunswick constitue un avantage.

« Nous sommes unis par des liens très étroits. La différence entre une personne qui a une idée, une personne qui peut prendre une décision, une personne qui peut modifier une politique et une personne qui peut investir représente probablement au mieux un degré de séparation », a-t-elle dit.

Mme Hachey a expliqué que NouLAB utilise la méthode d’entreprise en démarrage et les échanges avec les intervenants pour analyser le système examiné, avoir une idée de la façon dont il fonctionne pour la personne qui l’utilise et commencer la mise à l’essai de prototypes en vue d’apporter des améliorations possibles.

« Il faut déterminer le vrai problème à résoudre, les personnes touchées par le problème et l’expérience de l’utilisateur. Il faut ensuite se demander comment on peut arriver à mieux comprendre le fonctionnement du système afin de trouver le meilleur point de levier. Le but est de construire le prototype minimal viable qui maximisera l’impact, a-t-elle dit. L’équipe responsable de l’emploi des nouveaux immigrants, par exemple, cherchait des moyens d’intégrer les jeunes sur le marché du travail plus tôt. Le rassemblement de tous ces groupes d’intervenants a permis de mieux comprendre le rôle des différents acteurs dans le système, et l’équipe travaille maintenant à la mise au point d’un prototype qui en tient compte. »

Selon Mme Hachey, c’est la collaboration et l’élimination des cloisonnements qui rendent le programme attrayant pour les intervenants, en particulier le gouvernement provincial.

« Souvent, dans le cas du gouvernement, on essaie de régler les problèmes et on attend trop longtemps pour faire participer la collectivité, a-t-elle dit. Il faut être actif et mettre des choses à l’essai. Cela permet d’éviter d’élaborer un programme pilote après deux ou trois ans d’études et d’investir plusieurs centaines de milliers de dollars dans la mise en œuvre pour découvrir à ce point ce qui ne fonctionne pas. Il faut trouver la chose minimale viable qui peut être commencée tout de suite, déterminer le groupe d’utilisateurs pour la mise à l’essai, obtenir une rétroaction de ce groupe d’utilisateurs et reconstruire le prototype. »

Selon Mme Hachey, en continuant à jeter des ponts par l’entremise de divers groupes, il sera plus facile de résoudre les problèmes pour la province.

« J’ai été témoin à plusieurs reprises de l’utilité de réunir de multiples voix autour de la table pour essayer de résoudre des problèmes ou des questions délicates », a-t-elle dit. NouLAB a fourni une plateforme pour le faire de façon continue. »

 


Amanda Hachey